De l’autre côté de la barrière

a walk in the park

Voilà un petit moment que je n’avais pas écrit dans cette rubrique! Aujourd’hui les filles j’ai besoin de votre avis.

Suite à l’échec de FIV2 mon chéri a envie de lever un peu le pied. Moi, en plus de me convaincre que tout va bien (même pas mal) je manigance dans mon coin en vue de la prochaine tentative.

Premier projet: Nous allons tirer notre révérence à SuperDoc qui n’a pas respecté ses engagements (Madame, je peux vous garantir que vous serez enceinte très bientôt, mouais mouais). Adieu la clinique privé et ses dépassements d’honoraires. Car, n’ayons pas peur des chiffres: j’ai dépensé plus de 750€ dans cette tentative. Bien sûr l’essentiel des frais va être remboursé, sauf les dépassements d’honoraires donc environ 300€. Mais quand même! La ponction, les échos de contrôle, le transfert et un « acte médical non remboursé » (non identifié) ont dû être payés à trois jours d’intervalle. Un enfant n’a pas de prix mais cet échec a un goût amer sur moi et sur mon compte en banque!

Alors, lorsque j’ai appris que l’hôpital public qui est juste à côté de la clinique ne faisait faire aucune avance de frais j’ai failli tomber de ma chaise. Décision prise: mon chéri,mon banquier et moi nous voulons aller là bas! En plus le bâtiment est tout joli et tout neuf et ma voisine suivie là bas est bien contente du service PMA. Bref, lors de ma visite je m’y voyais bien.

Nous avons donc pris rdv pour le 26 Juin avec LE Grand Ponte dont la réputation n’est plus à faire. Notre dernière entrevue avec SuperDoc aura lieu le 2 Juillet car il n’a pas de place avant. Ce sera l’occasion de lui donner une dernière fois 60€ et de lui dire bye bye!

Deuxième projet: Prendre les rennes et aller de l’avant. C’est la seconde raison qui me fait quitter mon SuperDoc bien-aimé: il est gentil, il est optimiste, mais avec lui on n’avance pas! On en est toujours au stade des expérimentations, des « on va essayer ci et ça ». Il m’a dit que mes ovocytes étaient pourris et que l’on ne pouvait rien y faire. Mais NON je ne veux pas en rester là (j’ai mangé du lion ce matin)!

Dans mon poste précédent je parlais de don et Irouwen, par mail, m’a dit que c’était encore tôt pour l’envisager. Et OUI, elle a raison, je ne suis pas encore allée au bout des possibilités et mes ovocytes ont encore des chapitres à écrire!

  • Les deux premiers cycles de FIV étaient assez semblables: protocole court (Go*nal ou Meno*pur), Utro-miam et Aspé*gic. Tout ça pour ce résultat: beaucoup d’ovocytes mais de mauvaise qualité, tous fécondés, tous donnent des embryons mais avec de grosses anomalies de développement. FIV1 -> 15 ovocytes, 1 blasto, FIV2-> 11 ovocytes, 2 J2.

Voici donc les questions que je souhaitais vous poser:

  • quelles pourraient être les nouvelles techniques ou les autres pistes que je pourrais aborder avec le nouveau Doc? DHEA? Suggestion de protocole long? (je suis en train de préparer une liste de questions)
  • quelles pourraient être les pistes à suivre à la maison? Je suis prête à essayer n’importe quoi: sophrologie, acuponcture, marabout, régime bio si il le faut. Qu’avez-vous essayé qui vous a paru pas mal? Je pensais l’autohypnose aussi mais je n’ai trouvé personne pour me faire une ‘tite copie du cd.

A vos suggestions!

Interrogations

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Il y a pas mal de temps que je songe a cet article, restait à prendre le temps de mettre des mots sur mes pensées.

J’étrenne ici une nouvelle catégorie « Votre avis m’intéresse », alors comme le nom l’indique je vous prête un petit bout de mon chez-moi si vous souhaitez venir partager votre expérience. N’hésitez pas!

Je sillonne pas mal la Blogosphère ces derniers temps et, les filles, vos articles me font réfléchir, voici les premiers sujets qui me viennent:

PMA et boulot

  • J’ai lu récemment un article de Bichon Rose intitulé Entretien d’embu(a)uche, cet article a engendré pas mal de questions. Comment gérer un plan de carrière avec les projets de bébé lorsqu’ils restent invariablement a l’état de projets? Comment envisager sa vie professionnelle autour de la PMA?
  • Je prends l’exemple que je connais le mieux (le miens 🙂 ): je suis restée pendant des années à un poste qui ne me plaisais pas plus que ça en attendant « que ça vienne ». Je me disais qu’après avoir eu mon enfant je chercherais un autre job. La suite on la connais toutes: le ventre qui reste vide, le temps qui passe, le job qui nous intéresse de moins en moins. Que faire? Lâcher? Mais si ce cycle était le bon?
  • Et lorsque le cas d’une recherche d’emploi se présente (comme pour Bichon Rose), que répondre à un recruteur qui vous pose la question qui fâche? Etre franche avec un parfait inconnu (qui ne comprendra certainement rien à ce que vous ressentez) et mettre en péril l’entretien?
  • Comment se projeter dans un nouveau boulot lorsqu’on prévoit déjà sa prochaine FIV/IAC et que l’on se dit que c’est peut être la bonne.
  • Ces réflexions sont venues la semaine dernière lorsqu’un cabinet de recrutement m’a téléphoné. La dame que j’ai eu en ligne m’a parlé d’un job (le genre d’occasion qui ne se rate pas) et je l’ai rencontrée pour un entretien. A la question des enfants j’ai tout simplement répondu que pour le moment je privilégiais ma carrière professionnelle (bouh la vilaine menteuse). Elle m’a demandé mes disponibilités si jamais l’embauche se faisait: « Et bien pour tout vous dire, je pense ne pas pouvoir accepter le poste avant un bon mois, le temps de faire ma prochaine FIV de boucler mes dossiers en cours ».

Et quand « ça » marche

  • En ce moment les positifs fleurissent sur la toile et je ne peux pas m’empêcher de remarquer à quel point vous êtes discrètes et précautionneuses.
  • Il y a d’abord (je pense) une part de pudeur par rapport à celles qui attendent encore le train. Je trouve ça gentil, même si de mon côté je considère les annonces de grossesses PMA comme pleines d’espoir pour toutes les nullipares comme moi. Apprendre que les copines de galères ont enfin des taux positifs ça me booste, m’euphorise. D’une certaine manière je me serais sentie mal d’être enceinte avant certaine d’entre vous. Je sais, c’est nul, mais je considère que ce n’est pas « mon tour »… Je pense à trois personnes en particulier que je suis depuis très longtemps et qui ont la chance de tenir un petit bout d’espoir dans leur ventre depuis quelques semaines: Plume, WaitingLine et Lily (les brouettes). Pour toutes les autres je vous souhaite sincèrement d’avoir de beaux positifs le plus rapidement possible!
  • L’autre facteur, le plus évident, c’est que l’on est jamais à l’abris d’un incident. Et ça, c’est un aspect que je ne connais pas. Et oui, en nullipare que je suis (nulligeste fonctionne aussi), je n’ai jamais connu l’ombre d’un soupçon de début de grossesse. Une fois j’ai fait un test de grossesse positif mais la ligne était tellement claire que ça paraissait louche. Je n’ai même pas eu le temps de faire un test sanguin, en un battement de cil c’était fini et les vilaines sont revenues. Que dire? A la limite je préfère encore cela. C’est comme si mon corps et moi on avait fait un pacte: pas de feintes, pas de fausses joies, pas de raisons de s’extasier d’un début de grossesse pour que tout s’arrête ensuite. Moi, Alice la nullipare, réglée comme une montre Suisse. J’ai plutôt tendance à avoir de l’avance mais jamais de retard, jamais de doute, rien, nada, niet, que dalle…
  • Alors pour toutes celles qui ont connu les faux espoirs: est-ce qu’un jour on devient sereine? Chacune d’entre vous a l’air de vivre sa grossesse au jour le jour sans trop parvenir à se projeter. Alors dites-moi les filles: quand est-ce que l’on se prend à être optimiste? Quand est-ce que l’on a le droit de dire que toute cette merde est enfin finie et que l’on a enfin droit au bonheur?
  • Je rajoute un article qui m’a beaucoup touché, celui de Faithfullyyours sur son blog Un jour mon bébé viendra. Il s’appelle « C’est mon fils ». Comme quoi le parcours n’est jamais totalement terminé.

Au plaisir de vous lire.

Ci-dessous le lien vers une chanson de Nick Cave qui me touche beaucoup: