Bloucler la boucle

Alice

Cellules de mauvaise qualité… c’est pour ainsi dire l’essentiel de ce que j’ai retenu de ce bilan.

Ce matin nous avions RDV avec SuperDoc en personne dans son nouveau cabinet. Ce déménagement je le voyais si loin lorsque nous avons commencé. Je me disais qu’au mois de Mars je serai enceinte et que je n’aurais pas besoin de la nouvelle adresse jusqu’au jour de la mise en route du second. Quelle naïveté!

Nouveau bureau donc, qui a le mérite d’être dans la clinique. Fini donc les trajets à pied entre la clinique et le cabinet médical. Ceci dit ça facilite aussi la vie de SuperDoc qui faisait lui aussi ce trajet plusieurs fois par jour (et oui, j’aime que mon petit docteur soit à l’aise pour travailler). Le Monsieur nous a donc reçu dans sa nouvelle antre en fin de matinée (avec 45 minutes de retard, bref). Joli bureau, belle vue. Il commence à plaisanter en parlant de son déménagement et de ses problèmes informatiques avant d’entrer dans le vif du sujet: l’échec de notre FIV.

Voici le debriefing: une très bonne réaction ovarienne avec 15 ovocytes mûrs. La stimulation (quantité de produit, durée de traitement) a été très classique. La situation spermiologique a été mauvaise (on ne s’attendait pas à mieux) mais a permis la fécondation de tous les ovocytes. Sur les 15 ovocytes, 12 ont donnés des embryons dont seulement 5 embryons typiques (les autres présentaient de grosses anomalies de fécondation). 5 winners qui sont tous morts rapidement sauf celui qui a été transféré.

Bilan donc: la situation spermiologique, même si elle reste catastrophique, n’est pas en cause dans l’échec de cette FIV puisqu’en ICSI les spermatozoïdes sont sélectionnés pour leur mobilité. Visiblement ce sont mes cellules, mes ovocytes qui sont de mauvaise qualité. J’essaye de reprendre les explications du Doc mais c’est un peu brumeux dans ma tête.

Chaque femme a, dans sa réserve ovarienne, des ovocytes de qualité plus ou moins bonne. C’est en partie pour cela qu’il n’y a pas de possibilité de grossesse chaque mois (ça et le fait qu’il n’y ait pas forcément de rencontre). Dans mon cas il n’y a que très peu d’ovocytes assez bons pour donner des embryons. Par chance je réagis bien aux stimulations et produit assez d’ovocytes pour espérer en avoir un ou deux qui tiennent la route. Malheureusement, même après avoir trouvé ces ovocytes « potables » le chemin est encore longue car il reste le pourcentage des pertes « normales » dû à la culture prolongée des embryons. Moralité nous avons été chanceux d’en avoir au moins un!

J’ai dû mal à accepter que mes cellules elles-mêmes refusent que je sois une maman… J’ai l’impression que mon corps me trahit.

Début des hostilités avec FIV2 prévue pour le mois de Mai. SuperDoc préfère que nous nous laissions deux mois de pause pour laisser à mes ovaires le temps de récupérer avant le prochain assaut. A ma façon de parler j’ai l’impression de partir en guerre… Mais c’est vrai que c’est un combat, et pour cette FIV 2 j’ai vraiment envie de me battre.

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Le jour d’après #2

Alice 30

Je vais mieux…

Je vais mieux parce que j’ai sorti la tête du guidon niveau boulot et que ça fait du bien de se poser un peu. Mieux aussi car l’amertume commence à disparaître peu à peu. Ne reste que cette tristesse: les « et si » qui sont difficiles à encaisser. Avec cette FIV nous nous étions projetés dans notre future nouvelle vie de parents. Aujourd’hui j’y crois moyennement… Avant nous disions « quand nous serons parents » maintenant nous disons « si ». Je ne regarde plus les fringues de grossesse et les chambres pour enfant, et je me sens ridicule de l’avoir fait pendant un temps.

J’ai fermé la porte de la chambre vide comme pour faire abstraction. Dans cette chambre j’ai enfermé les peluches et les petits vêtements de bébé mes nièces. D’une certaine manière j’y ai aussi enfermé ma peine. Et si cette chambre restait vide? Il faudra lui trouver une autre utilisation. Ma maison me semble très grande tout à coup… Peut être que je monterai mon bureau à l’étage ou que je me ferai un petit atelier pour peindre.

Nous commençons à penser aux autres options. Le don de spermatozoïdes? Nous avons du mal à nous y faire. Nous aimerions tellement nous retrouver en notre enfant… qu’il puisse hériter des bons gènes de son Papa. C’est vrai que mon homme est beau! Il est grand, mince, il a de beaux yeux bleus, de beaux cheveux, de belles dents… Ce serait bête de ne pas transmettre ça non? Et puis il y a aussi l’adoption… Mais nous avons encore 3 FIV à tenter avant de l’envisager sérieusement. Finalement ce n’est que le début du parcours.

A part ça j’ai vu que je commençais à avoir des lecteurs, alors bienvenue à ceux qui passent par là!

Petite anecdote pour la fin: nous sommes allés manger vendredi soir chez Machin et Machine (j’ai déjà parlé d’eux dans le sujet « Avec tact »). Depuis la naissance de leur marmot qui a 1an et demi nos relations sont devenues juste cordiales. Disons plutôt qu’ils sont passés du stade « Amis » à « potes » puis à « connaissances » à cause de leur annonce de grossesse merdique et vexante. Toujours est-il qu’ils sont au courant pour nous puisque nous en parlions déjà à l’époque où nous étions proches. En « bons amis » ils ont donc suivi un minimum le déroulement de la FIV. Machine m’a demandé de lui raconter un peu le déroulement de la stim avec piqûres, rdv chez SuperDoc, prises de sang à gogo etc. Et à chaque fois que je parlais elle ramenait tout à elle: les échos endo « ha oui des échos moi j’en ai eu un paquet aussi, et puis c’était pas confortable gnagnagna », les prises de sang « ça me connais gnagnagna ». Ce qu’elle a eu du mal à comprendre c’est que l’approche est différente lorsque tu passes un écho pour aller voir si ton petit bébé se porte bien et aller montrer tes fesses au docteur tous les deux jours en étant même pas sûre que tu puisses connaître une grossesse une fois dans ta vie!

La peine…

alice 30

Essayer de passer à autre chose coûte que coûte…

Quel choc, quel réveil brutal. Je devais attendre lundi pour faire une prise de sang mais dame nature a préféré m’annoncer la nouvelle en personne. J’ai essayé d’y croire sans trop y croire, de garder les pieds sur terre car ce BébéBlasto n’avait qu’une chance sur deux de s’accrocher. Mais ce petit espoir était là, en moi.

Je pense à Lily qui a eu son transfert le même jour que moi et qui est toujours dans l’attente. J’espère tellement qu’elle nous annoncera une bonne nouvelle!

Pour ma part le voyage est fini. Et avec zéro embryon congelé nous bouclons immédiatement cette première FIV. Pas de sursis! Aujourd’hui je me sens comme une vraie PMette. Aujourd’hui je peux enfin dire que je comprends. Je comprenais le manque, maintenant je comprends la douleur de l’échec…

Nous sommes un cas classique d’infertilité masculine. Les médecins et biologistes nous ont dit que ce serait plus facile pour nous parce qu’ils savaient exactement quoi faire. Ils ont été optimistes à propos de cette tentative. Il ont oublié de nous dire que 50% de chances ce n’était pas tant que ça…

Je sais qu’il reste 3 tentatives. Mais d’un coup ça me paraît très peu. Et si nous n’y arrivions jamais?

Aujourd’hui je suis une loque. J’ai du mal à bouger ma carcasse. Je me sens las. Pourtant je n’ai qu’une envie: retrouver cette euphorie des premiers jours de stimulation. Ce moment d’insouciance où on se prend à rêver que tout est possible.

Sur les conseils de ma Voisine nous allons nous laisser un mois de répit avant de recommencer. Elle n’a pas tort quand elle dit que c’est éprouvant pour le corps et qu’il faut savoir prendre une pause pour mieux repartir.

Prochaine étape le débriefing avec SuperDoc. Je l’ai eu rapidement au téléphone ce matin après que sa secrétaire m’ai mise en attente 25 minutes. Il avait l’air peu concerné… même très peu. Ca m’a attristé. Doudou a dit qu’il devait certainement être en consultation et qu’il ne pouvait pas me parler. Avec du recul je pense qu’il a raison. Du coup j’ai pris RDV avec mon généraliste lundi. Pas spécialement pour avoir un traitement mais surtout pour parler un peu… Mon généraliste me connait depuis toute petite (je n’ai jamais trop bougé de mon village) il me donne l’impression d’être concerné. Je crois que j’ai surtout besoin d’une oreille attentive.

Je vais essayer d’avancer…

Mais la journée n’en est pas moins triste pour autant…

L’après transfert

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Que de choses à écrire depuis ma dernière visite!

Commençons par la ponction qui a eu lieu Jeudi 07/02. Malgré une grosse appréhension tout c’est bien déroulé. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour paniquer car tout s’est enchaîné très vite: accompagnée dans la chambre par une infirmière, (j’avais demandé une chambre individuelle, raté!), tout juste le temps d’enfiler ma chemise « fesses à l’air » et le brancardier est venu me cherché. Il était marrant et essayait de me décontracter en plaisantant. La suite est allée très vite: en salle d’opération à 7h30, perfusion installée, tête qui tourne et ouverture des yeux en salle de réveil à 8h30. Un réveil très difficile avec de grosses douleurs au ventre (et pourtant je vous assure que je suis une dure à cuire).

A 14h00 l’infirmière nous a annoncé que nous allons pouvoir nous habiller pour passer au bureau de facturation. La facturation parlons-en: 295€ de dépassements d’honoraires non pris en charge par ma mutuelle. Moi qui avais choisi le top de la mutuelle je suis passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel lorsqu’il a fallu faire le chèque. Je sais qu’avoir un enfant n’a pas de prix mais là ça pique un peu…

14h30, je suis sortie de la clinique en marchant comme Quasimodo. Ma Maman était venue me chercher car elle avait un RDV dans les parages et m’a déposé à la maison. Je n’ai pas trouvé cette journée bien longue car j’ai surtout dormi. Ce n’était pas une ballade de santé non plus car mon ventre me faisait affreusement mal après l’opération. Ces douleurs ont duré presque une semaine car aujourd’hui, mercredi, est le premier jour où ça commence à aller mieux. SuperDoc a dit que la douleur était souvent fonction du nombre d’ovocytes. Et que parfois il pouvait y avoir des petites complications au moment de la rémission.

Les ovocytes parlons-en! SuperDoc a pu en prélever 15. Wahoo, 15, quel score! A l’annonce de ce nombre nous étions contents et pleins d’espoir. On nous demandé d’appeler le laboratoire le lendemain. Vendredi, le Dr CHA m’a dit que 12 ovocytes étaient fécondables et que 5 semblaient bien partis… Cinq… Ce score me semblait faible par rapport aux 15 ovocytes de départ. Mais nous nous sommes rassurés en nous disant que ce nombre nous permettrait une congélation en vue de TEC si le premier transfert échouait.

Samedi 9, le Dr OZ n’était pas optimiste. Il  nous a dit que nous avions beaucoup d’anomalies de fécondation et qu’il fallait en chercher la cause.

Lundi 11, je téléphonais au labo pour prendre des nouvelles de nos embryons: il n’en restait que trois.

Mardi 12, coup de massue: 1 embryon restant… Un seul, presque blastocyte mais pas encore prêt à être transféré. Le monde s’écroule… Sera-t’il évolutif jusqu’à son transfert? Allons-nous mettre fin à cette tentative de FIV? Serons-nous en mesure de produire de nouveaux embryons lors des tentatives suivantes?

Mercredi 13, 7h30, le Dr CHA téléphone sur mon portable. Nous avons un blastocyte! Il n’y en a qu’un mais il est « parfait » (ce n’est pas moi mais Dr CHA, Dr OZ et SuperDoc qui l’ont dit!). D’ailleurs si vous en doutez, sa photo est affichée en haut du message. BébéBlasto a été transféré à 9h15. Nous avons eu la chance de le voir sur l’échographie: un petit point blanc, très lumineux…. comme une petite étoile minuscule. Ce sera donc une tentative unique… sans filet! Si ce blasto ne s’accroche pas, retour à la case départ.

Petit clin d’oeil quand même pour ce transfert le 13/02 de l’embryon numéro 13. Je précise que Doudou est né un 13 et que notre nouvelle maison porte le numéro 13 aussi!

Depuis le retour à la maison je fais très attention. Je me déplace tout doucement, j’essaye de ne pas faire de mouvements brusques. Je travaille en position allongée, ce qui n’est pas des plus pratique. Mais je préfère le faire, pour me dire que j’ai mis toutes les chances de mon côté et ne pas culpabiliser en cas d’échec.

Verdict dans 12 jours.

Glacial…

Alice31

La température a chuté, mais pas seulement à l’extérieur.

L’ambiance est tendue à la maison et je me sens un peu seule au monde. Les temps sont durs avec Doudou. Je pensais à tort que cette FIV nous rapprocherait. Je croyais que je pourrais bénéficier du soutien de mon homme et profiter de cette occasion de me reposer un peu sur lui (et de me reposer un peu tout court). Mais non, Monsieur est malade. Et comme tout homme, le Doudou malade est insupportable et égocentrique. Du coup je ne peux compter que sur moi même… Ca et mes hormones qui travaillent je vous raconte pas l’humeur…

Au boulot le rythme est un petit peu moins intense mais ce n’est pas non plus la panacée. La semaine de stim a été difficile à gérer avec mon job, mais je m’en suis sortie sans encombre (après avoir bossé tout le weekend pour rattraper mon retard). Physiquement ça devient très difficile, avec un gros mal de ventre en permanence. Vivement la ponction, même si je redoute un peu.

L’écho de lundi a eu l’air de satisfaire SuperDoc qui a prévu la ponction pour jeudi (demain) à 7h00. Je ne sais toujours pas combien j’ai de follicules, mais le doc avait l’air content et il m’a parlé d’une « très bonne réaction ». Nous verrons demain.

Autre nouveauté à la maison: Doudou veut instaurer une politique de « non communication ». Il me dit que si cette FIV fonctionne il veut attendre un délai assez long pour l’annoncer, il ne faudrait pas gâcher une éventuelle surprise au cas où ce serait positif. De ce fait je n’ai plus le droit de ne rien dire à personne: maman, frangines, ami(e)s. Personne! La communication dans le couple étant mise à mal en ce moment je vais pouvoir m’enfermer dans ma bulle… Chic!

A demain pour la ponction.

Verdict: pas mûr

alice orange

Comme l’indique le titre: il y a encore du boulot!

De retour de ma visite chez SuperDoc  pour faire un petit bilan. Mes petits oeufs grandissent bien (10-12 mm en moyenne). SuperDoc a décidé d’augmenter les doses de Go*nalF pour plus d’efficacité. Je passe donc à 225Ui. J’ai demandé combien il y avait de follicules mais je n’ai eu pour toute réponse que: « c’est satisfaisant » avec un petit sourire. Je pense que ça peut encore évoluer d’ici le prochain RDV lundi et qu’il ne préfère pas me donner de fausse joie. Ma curiosité ne sera donc pas rassasiée aujourd’hui, zut!

Ce soir, et jusqu’à nouvel ordre, introduction d’une nouvelle piqûre, la Ce*trotide. Je vais avoir la chance de jouer au petit chimiste car le produit est « en kit ». Une seringue avec le liquide et une fiole avec la poudre. Ca a l’air assez simple: mettre le liquide dans la fiole avec la grande aiguille, shake-shake-shake, aspirer le produit dans la seringue, mettre la petite aiguille sur la seringue et c’est parti. SAUF QUE: la pharmacienne est une menteuse, et contrairement à ce qu’elle m’a dit, la petite aiguille a l’air ENORME dans l’emballage! Je vais dire même pas peur… enfin on verra ça ce soir.

A ce moment précis je pense à Bonnemine qui chronomètre ses performances: moins d’une minute pour le mélange puis l’injection! On verra si je suis dans les clous.

FIV ICSI 1 / Première étape

Alice graine

Petit point sur ce premier cycle de FIV.

Je suis étonnamment sereine et HEU-REUSE! J’attendais le démarrage de cette FIV depuis tellement longtemps! J’ai commencé les piqûres de Go*nalF il y a 4 jours. A raison de 200Ui par jour je me rends compte que la seringue se vide beaucoup plus vite que pour l’IAC. Niveau symptômes pour le moment tout va bien à part un syndrome « marmotte »: j’ai déjà loupé le réveil deux fois cette semaine et nous ne sommes que mercredi (je suis contente de ne pas avoir de patron sur le dos). J’essaye de gérer ma surcharge de travail avec ma narcolepsie même si je me surprends à piquer du nez sur mon clavier régulièrement. Je ne suis pas encore trop irritable mais je pense que ça viendra. Sinon aucune douleur physique, le ventre qui tiraille un peu le soir mais sans plus. Je réussi à me piquer de mieux en mieux (même pas de bleus) même si les aiguilles de Go*nalF sont un petit peu plus longues que celle de Pu*regon. Pour le moment pas de réaction cutanée, je croise quand même les doigts.

Doudou et moi nous mettons beaucoup d’espoir dans cette tentative. Plus dure sera la chute (si chute il y a)… C’est la première fois en quatre ans d’essais que je m’imagine enceinte. J’aime bien cette sensation de croire enfin que tout est permis! J’ai même zieuté les catalogues de vêtements de grossesse et les sites de vente de mobilier… Doudou se prend à rêver de jumeaux.

J’ai vu SuperDoc pour mon RDV du J1 samedi matin (et oui, SuperDoc n’a pas de weekend ni de vacances!). Plus je le vois et plus je l’aime mon docteur! Déjà parce que tous nos espoirs de bébé reposent sur lui, mais aussi parce qu’il est très sensible et compréhensif. SuperDoc c’est un d’jeune de 30/35 ans avec des grosses lunettes et pas beaucoup de cheveux. Il est assez sérieux mais il me fait marrer quand même. En fait, je l’aime bien parce qu’il vient remplacer mon gynéco habituel qui est froid et distant.

Bref! Lors de mon RDV du J1 Doudou était avec moi (ça a du bon les J1 le weekend). SuperDoc m’a dit que les ovaires étaient bien bloqués et qu’il y avait plein de follicules en attente. Il avait l’air content. Il m’a fait remarqué que mon ovaire gauche était caché derrière l’utérus. Je savais que j’étais un peu « de travers » à l’intérieur grâces aux images de l’hystérographie. D’ailleurs tous les médecins qui ont vu la radio m’ont dit que j’étais « déviée à droite »… personne n’est parfait! SuperDoc a dit que ça pouvait compliquer la ponction, nous verrons bien! Prochain RDV avec lui vendredi pour voir si mes petits oeufs ont bien poussés.

La semaine dernière j’ai eu RDV avec l’anesthésiste, un type rigolo qui a essayé de me détendre (il doit avoir l’habitude d’avoir affaire à des femmes stressées). Il m’a donné les recommandations et m’a expliqué ce qui allait m’arriver. Je ne suis pas pleinement rassurée… Mais je sais à quelle sauce je vais être mangée, c’est déjà ça.

Je suis aussi allée au bureau des entrées pour gérer mon admission à la clinique le jour de la ponction. Ils m’ont parlé des dépassements d’honoraires (bienvenue dans le privé!). Je suis contente d’avoir pris une bonne mutuelle avec mon nouveau job. Je me suis également payé le luxe de prendre une chambre individuelle (re-merci mutuelle).

Mine de rien la PMA ça coûte cher! Car même si tout est remboursé il y a quand même de belles avances de frais à faire. Pour chaque RDV chez SuperDoc il faut débourser 60€, et des RDV il y en a souvent! Sans compter le coût du dernier RDV avec SuperDoc (130€), de l’IAC (80€) et les dépassements d’honoraires à avancer pour l’hospitalisation le jour de la ponction. Moi qui ne suis jamais malade je suis en train de creuser le trou de la sécu (enfin dans mon cas d’indépendante c’est la RAM qui raque, mais je pense que ça revient au même)… Heureusement maintenant il y a le 100% pour les messieurs, déjà ça de pris.

Pour le RDV biologiste c’est le collègue du Dr. CHA qui nous a reçu: le Dr. OZ (je précise que mes petits surnoms sont souvent en lien avec les noms réels des personnes. Je trouve OZ sympa, en plus ça fait un peu magicien, hommage à une autre référence de mon enfance). Le Dr. OZ est gentil: un peu plus drôle que SuperDoc, mais un peu moins déluré que mon anesthésiste. Il nous conseille d’implanter un seul embryon pour limiter les risque liés à une grossesse gémellaire. Nous en avons parlé avec SuperDoc qui nous a dit que nous en discuterions le moment voulu mais que c’était Doudou et moi qui prendrions la décision. Pour lui une grossesse gémellaire se gère très bien et ne comporte pas plus de risques ni pour la maman ni pour les bébés. Nous réfléchirons à cela le moment voulu car les étapes sont encore longues avant le transfert! Une chose est certaine, Doudou et moi avons toujours dit que nous voulions des jumeaux, et ce bien avant la PMA.