Je m’appelle Alice…

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Bonjour, et bienvenue sur mon premier blog qui traitera de nos difficultés à concevoir.

Je me présente, Alice. Dans la vraie vie j’ai un autre prénom, mais celui-ci me plaît. Si un jour j’ai un enfant et que cet enfant est une fille, ce sera peut être une Alice.

Rencontrer le prince charmant, faire un beau mariage et sceller le contrat par de beaux enfants. J’ai deux soeurs qui sont restées très « traditionnelles ». Chacune a eu deux filles (et oui, beaucoup de gonzesses à la maison). Pour ma part je respecte au mieux le schéma familial: je suis avec Doudou depuis 10 ans, nous nous sommes rencontrés lors de ma dernière année de lycée. J’ai eu le mariage de princesse dont je rêvais il y a 4 ans et demi. A l’heure où j’écris nous essayons d’avoir un enfant depuis 4 ans… enfin pour être précise ça fera quatre ans lors du fatidique passage en 2013 (mais comme d’ici là il paraît qu’il y aura la fin du monde ça pourrait changer la donne).

Ce blog traite de la PMA. Ce qui est complètement paradoxal c’est que moi, la PMA, je n’y connais rien. Mais laissez-moi vous raconter notre parcours:

– 1er Janvier 2009 nous sommes en voyage de noces, c’est décidé nous voulons un bébé. J’arrête la pilule, j’y crois à fond!

– 1er Janvier 2010, nous commençons à nous poser des questions. Je suis suivie par « LeDoc » qui n’est pas du genre stressé et par mon généraliste qui me confirme qu’avant deux ans d’essais infructueux il n’y a aucune raison de paniquer.

– 1er Janvier 2011, les deux ans sont écoulés sans l’ombre d’un semblant de grossesse. J’ai le droit de paniquer maintenant? Nous nous décidons enfin à consulter pour notre « petit problème ». Au programme toute une batterie d’examens à réaliser pour le compte de divers spécialistes. Six mois passent et nous sommes baladés de médecin en médecin (chacun ayant un avis contraire au précédent sinon ce n’est pas marrant). Le diagnostic tombe enfin, infertilité, les problèmes seraient du côté de Doudou.

– Juillet 2011, mon environnement professionnel devient très compliqué. Un supérieur tyrannique, une quantité de travail gigantesque, des horaires à rallonge… Je ne peux pas commencer mon parcours PMA dans ces conditions. J’envisage un changement de poste.

– Novembre 2011, j’ai du retard! Moi qui suis réglée comme une montre Suisse je me pose beaucoup de questions. En une semaine j’ai le temps de me monter la tête (presque au point de choisir la déco de la chambre du bébé!). Le test se révèle négatif… Un échec très difficile à avaler mais j’essaye de voir le verre à moitié plein. Une grossesse m’aurait fait rester dans cette entreprise plus longtemps, ce que je ne voulais plus. Et puis j’ai un autre projet qui occupe toutes mes pensées: je passe mon permis moto!

– Décembre 2011, je quitte mon entreprise pour respirer un peu. N’ayant pas trouvé de nouveau job je me mets à mon compte et exerce mon activité professionnelle en freelance (j’ai de la chance, mon poste s’y prête bien). Mais ce projet retarde encore un peu nos projets personnels. Avec Doudou nous décidons de commencer la PMA lorsque ma petite entreprise aura démarré correctement. Nous nous accordons six mois. Six mois pour faire marcher mes affaires mais surtout six mois pour penser à nous.

– Septembre 2012, nous sommes reposés! Nous avons passé de superbes vacances en Corse à moto avec notre tente et notre sac à dos. Des vacances de baroudeurs! Nous en avons profité à fond comme si c’était les dernières vacances avant de passer à une autre étape de notre vie. Nous avons rendez vous avec SuperDoc (qui bosse dans le même cabinet que LeDoc mais qui est spécialiste PMA). Dernier RDV avant le démarrage de notre parcours PMA… ou pas! « Madame vous n’êtes pas immunisée contre la rubéole, il va falloir vous faire vacciner et revenir dans trois mois ». Coup de massue. Je remets en cause les capacités des 6 médecins qui ont vu passer notre dossier sur leurs bureaux sans que personne ne pense à me mettre en garde sur mes vaccinations.

– Novembre 2012, j’ai laissé passer trois cycles sur les conseils de SuperDoc. Me voilà dans la salle d’attente avec SuperCopine. SuperCopine est à la base la meilleure amie de Doudou. Maintenant c’est un peu ma meilleure amie à moi aussi. SuperCopine elle est trop forte, c’est la seule qui a su trouver les bons mots lorsque nous avons parlé de notre problème. Et puis SuperCopine n’a pas d’enfant, et moi, égoïstement, ça m’aide. Ce jour là elle était avec moi dans le cabinet de SuperDoc car elle est infirmière et m’a gentiment proposé de me montrer comment faire les piqûres. Je rentre donc dans le cabinet du gynéco pensant que c’était le dernier RDV avant le démarrage… (j’ai l’impression d’avoir déjà écrit ça)… OU PAAAS! « Madame vous avec un kyste gros comme une balle de golf et commencer les traitements ne ferait que le renforcer et le faire encore grossir. Nous allons attendre de voir si il disparaît au prochain cycle ».

Attendre… encore. Depuis le temps que j’attends j’ai l’impression de prendre racine. Selon SuperDoc nous ne stagnons pas, nous aurions même fait de grandes avancées. Ha bon!

Toujours est-il que SuperCopine n’avait pas fait le déplacement pour rien. Elle a eu l’honneur de me ramasser à la petite cuillère dans la salle d’attente. Drôle de situation: vendredi soir, un cabinet médical vide, lumières presque éteintes, et deux copines qui pleurent de concert. Ce jour là pour la première fois j’ai senti un vrai soutien. Sans pitié, sans fausseté, juste de la compassion. Ce jour là SuperCopine a été mon rempart.

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